Compagnie d'Archers de Muret 

un fita a la decouverte du 3D

le .

En ce dimanche 27 juin, j'ai été invité à participer à un parcours 3D à Lavelanet.

Habitué des concours Fita où on doit se lever tôt, je ne suis pas déçu : le réveil sonne, le soleil n'est pas encore levé.

 

Après un peu de route, on arrive sur place. L'accueil est cordial et le café est offert, en plus d'être à volonté. Tout le monde présent semble bien se connaitre, l’ambiance est bonne et détendue.

L'organisation des pelotons me semble un peu laborieuse mais finalement tout ce beau monde se met en place, faisant des groupes de 4 ou 5.

 

On est une bonne soixantaine de participants, à mon avis une majorité d'arcs nus et de poulies, mon regard est sans doute attiré par ces armes que je ne vois jamais en Fita (je pense particulièrement aux poulies sans viseur.)

Les arcs classiques avec viseurs sont très mal représentés, on est DEUX.

 

Notre peloton de Cinq archers se positionne sur la cible de départ ; il se compose d'un chasse, de deux barebow, d'un poulie sans viseur et d'un Fita.

On s'enfonce dans la forêt, les conditions météo sont très favorables : pas de vent (bien que j'imagine aisément la présence de vent peu perturbante pour le tireur), pas de pluie, pas de grêle, pas de soleil non plus. Il fait frais, c'est bien.

La lumière se fait rare, et les animaux plus menaçants. Je suis attentif à tout ce qui m'entoure, je cherche ce qui ressemble de près ou de loin à des piquets blancs. J’en trouve un à chaque cible… C’est bien organisé.

 

Mes camarades de pelotons ne s'amusent pas avec un chrono-tire, n'utilisent pas de sifflet, ni de bip ou de fouet, tout le monde est détendu. Même si je suis en découverte, je pense respecter la minute qui m'est autorisée. Une minute, c'est vraiment suffisant : le stress ne se ressent pas, et si je dépasse, on ne me dit rien.

 Je dois l'avouer, du piquet blanc... c'est facile. Des fois, pour certains ours féroces qui sont à « Au moins trente mètres », je me mets au piquet bleu...

Résultat : l'ours était à beaucoup moins que trente mètres, il s'en sort indemne et 2 flèches perdues.

Matthieu a pensé m’aider en me donnant cette indication (du « au moins trente mètre »), c’est la dernière fois que je l’ai écouté. :D

J'aurais pu partir du piquet bleu l'après-midi, après m'être familiarisé avec le terrain et les cibles. Il reste que le piquet rouge est vraiment très loin. La distance n'est pas un problème pour quelqu'un qui tire à 70 mètres et qui a ses distances, mais c'est l'approximation de la distance qui devient plus ardue.

Les biches ne sont pas bien nourries, et sont donc très minces ; une erreur d'appréciation de quelques mètres peut être fatale.

 

(Ça, c’est l’ours qui  est à « au moins trente mètres »)

 

Je tempère mes propos avec ce qui suit : Sur la seconde moitié du parcours, je n'ai pas senti le besoin de changer mon réglage. Le réglage de 13mètres s'est trouvé très polyvalent. Toutes les cibles ne sont pas à treize mètres, et pourtant… ça rentre.

Il est possible qu'une erreur d'appréciation soit compensée par une quelconque magie (ex: l'arc, l'archer, les fées des bois ?)

 

Je n’ai pas eu l’impression pendant le parcours, mais on n’a pas perdu notre temps et on a fini dans les premiers pelotons. On a attendu que tout le monde finisse, et que les résultats soient saisis, pour enfin avoir accès à la cérémonie de remises des prix.

Autant tous les viseurs sont dans la même catégorie, autant il y a des récompenses pour tous les autres participants. Au Fita, tout le monde commence en même temps, et fini en même temps. Bon, ce n’est pas très important, la journée est finie, et seul mon chat m’a fait comprendre que je rentre tard.

Conclusion :

C’est une bien bonne façon de passer un dimanche. En quelques mots, il faudra recommencer du piquet rouge, et sans doute faudra-t-il essayer le campagne et le nature ; petite angoisse pour le nature et ses 30 secondes pour ses deux flèches, de deux positions différentes… (à faire avec un jeu de flèches sans valeur).

 

Je tiens à remercier Pascal qui m’a FORTEMENT incité à venir à Lavelanet, Matthieu qui m’a aidé à retrouver mes flèches et qui m’a supporté toute la journée, mon peloton qui était très sympathique, le club de Lavelanet pour l’organisation ET le café.

Aucun animal vivant n'a été blessé ou tué, et aucune flèche n'a été définitivement perdue.